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CD

La Harpe Reine


Direction musicale

William Christie

Ensemble

Les Arts Florissants


Distribution


Xavier DE MAISTRE, harpe

Spectacles(s) lié(s)

Le triomphe de la harpe !

Lorsqu'en 1770, la jeune archiduchesse d'Autriche Marie-Antoinette arrive à la cour de France, c'était avec une harpe dans ses bagages. Au contraire d'un déclin annoncé, l'instrument va connaître une vogue sans précédent et déclencher l'éclosion d'un répertoire abondant, bien distict des celui des concertos pour clavier, par exemple. C'est ce corpus que Xavier de Maistre et les Arts Florissants vous proposent de découvrir sur instruments d'époque dans un programme aussi virtuose que passionnant : d'autres noms, d'autres chefs-d'œuvre sont à découvrir à l'ombre de Haydn (Symphonie "La Reine") et de Gluck !

"Depuis le début de ma carrière, j’ai lutté contre le cliché réduisant la harpe à un instrument de salon aristocratique réservé aux jeunes filles de bonne famille. Ayant réussi, mieux que je ne pouvais l’espérer, à l’établir aujourd’hui comme instrument soliste à part entière sur les plus grandes scènes, j’ai voulu comprendre les origines de cette image si profondément ancrée dans les esprits, en remontant pour cela jusqu’à Marie-Antoinette.

Lorsque la jeune archiduchesse arriva de Vienne avec une harpe dans ses bagages, cet instrument était déjà présent à Versailles puisque les filles de Louis XV en jouaient. Mais c’est Marie-Antoinette qui va susciter une mode sans précédent. Elle prenait une leçon tous les matins pendant une heure et demie et aimait s’accompagner en chantant lors de petits concerts de musique de chambre dans ses salons particuliers. On peut parler à partir de 1760 de véritable âge d’or. Plus de 200 magasins de harpes vont coexister à Paris alors qu’il n’en existe que deux aujourd’hui. Les luthiers vont rivaliser d’imagination pour décorer, sculpter, dorer à la feuille, orner de nacre ou d’ivoire des instruments qui deviennent de véritables œuvres d’art agrémentant tout salon qui se respecte. Si la harpe était pratiquée par toutes les jeunes filles de la bonne société, elle était enseignée et jouée en concert essentiellement par des hommes. Cet engouement déclencha l’éclosion d’un répertoire abondant et spécifique, la différenciant peu à peu des claviers dans les concerts. Des virtuoses vont converger de toute l’Europe vers Versailles et dédier leurs œuvres à la jeune reine ; ainsi en est-il des compositeurs du présent projet, Krumpholtz venant de Bohême ou Hermann d’Allemagne.

C’est ce répertoire original, inédit et très plaisant que nous avons voulu faire revivre. Pour la toute première fois de ma carrière, j’ai décidé de jouer sur une harpe de la fin du XVIIIe siècle restaurée avec grand soin par un luthier spécialisé. L’interprétation de ces œuvres sur l’un des instruments pour lesquels elles ont été composées quitte ainsi le domaine du rêve pour devenir réalité. Le travail auquel j’ai dû consentir pour m’adapter à une tension des cordes moindre, à des écartements légèrement plus étroits et une mécanique plus fragile a été largement récompensé par des sonorités diaphanes et incomparables.

Ma rencontre avec William Christie a été bien évidemment déterminante pour me lancer dans cette aventure. A la tête des Arts Florissants, véritables pionniers et référence en matière d’interprétation historique, il m’a fait l’immense honneur d’accepter pour la première fois de monter tout un projet avec un instrumentiste soliste.

Le concert de gala du 28 juin 2016 donné dans un lieu aussi mythique et symbolique que l’Opéra royal de Versailles, construit qui plus est à l’occasion du mariage de Marie-Antoinette, a marqué le point de départ d’une tournée mondiale dans les salles les plus prestigieuses telles le Musikverein de Vienne ou le Lincoln Center de New York. J’ai souhaité à cette occasion interpréter également une transcription solo d’une célèbre page de Gluck extraite d’Orphée et Eurydice dans le théâtre de la reine comme cela se faisait à l’époque.

Outre son intérêt à la fois historique, musicologique et pédagogique, ce projet artistique acquiert à mes yeux une valeur toute particulière en ce sens qu’il permet, à travers la belle histoire de cette reine musicienne, de rendre accessibles à un large public un instrument et un répertoire qui me sont tellement chers.

Je dédie cet album à Catherine Michel qui a tant œuvré pour la redécouverte du répertoire original pour harpe du XVIIIe siècle."

Xavier de Maistre

Éditeur
Harmonia Mundi

Date d'édition
Vendredi 4 novembre 2016

Durée totale
70'09

Date de captation
Lundi 27 juin 2016

harmonia mundi

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