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Concert


Grande messe vénitienne


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Grande messe vénitienne


Ensemble

Choeur et Orchestre des Arts Florissants

Direction musicale

Paul AGNEW


Distribution

Sophie KARTHÄUSER, soprano
Renata POKUPIC, mezzo-soprano


Programme

Antonio VIVALDI - Grande messe vénitienne

Vivaldi n’a pas écrit son fameux Gloria (RV589) comme une œuvre destinée au concert, malgré l’impression que peut en avoir été donné certains voyageurs-chroniqueurs dont la présence à l’Ospedale della Pietà n’était parfois pas uniquement motivée par l’amour de Dieu… Son Gloria, aujourd’hui si célèbre, avait à l’origine pour cadre la célébration de la messe qu’interprétaient les orphelins et enfants abandonnés vivant à l’Ospedale della Pietà et dont les exploits musicaux était devenus l’une des principales attractions de la Venise du XVIIIe siècle. La pleine compréhension de toute œuvre du passé suppose la reconstitution juste de son contexte original. Ce contexte, qu’il soit associé à un événement particulier ou à une commande spécifique, fournit la raison pour laquelle le compositeur a posé sa plume sur le papier ; il inspire et définit les ambitions de l’œuvre. Cette reconstitution n’est cependant pas toujours chose facile. Les parties de messe parvenues jusqu’à nous sont peu nombreuses, en comparaison du nombre pléthorique de psaumes destinés aux Vêpres, ce qui nous incite à penser qu’une messe entièrement chantée constituait une occasion relativement rare pour Vivaldi et ses musiciens orphelins.

 

Parmi les quelques adaptations des parties de l’ordinaire de la messe réalisées par Vivaldi, on compte un unique Kyrie (RV 586), deux Gloria (RV 588/9) et un Credo (RV 591). Aucun Sanctus ni Agnus Dei n’ont survécu aux ravages du temps. Même les œuvres rescapées montrent des signes d’importantes influences extérieures. Dans les deux Gloria, on peut ainsi sentir la forte influence, quant à la forme et au contenu musical, d’adaptations d’un autre compositeur actif à Venise à cette époque : Giovanni Maria Ruggieri. Le Kyrie s’inspire de la mise en musique du Magnificat réalisée par Vivaldi lui-même ; l’introduction initiale pour cordes est une citation directe de son ouverture pour chœur et le Finale s’inspire de la fugue pour cordes de son Concerto Madrigalesco (RV 129). Le Credo (RV 591) trouve son origine dans la propre adaptation par Vivaldi de son In exitu Israel (RV 604) et emprunte son matériel thématique au même Magnificat que celui utilisé pour le Kyrie.

 

Nous nous sommes inspirés de ces emprunts pour reconstituer les parties manquantes de la messe – à savoir le Sanctus et l’Agnus Dei – et ainsi former cette messe ordinaire de Vivaldi. Nous les avons reconstituées en prenant la propre musique sacrée de Vivaldi pour modèle (exactement comme lui-même l’avait fait), ce qui nous a permis de réécrire la messe dans son intégralité et, pour la première fois, nous a donné l’occasion d’entendre la musique de Vivaldi (et en particulier son célèbre Gloria) dans le contexte de l’office pour lequel il avait été composé et qui lui avait servi de source d’inspiration. En étudiant les pratiques liturgiques de Venise à cette époque, nous avons donc pu reconstituer une messe entière, ce qui nous a permis de mieux percevoir l’impact de la musique éclatante de Vivaldi dans ce contexte. Il est important de se rappeler que malgré la réputation que Vivaldi avait acquise grâce à ses concertos et opéras, il était aussi un prêtre catholique pour qui, on le présume, la messe était une partie essentielle et constante de son rituel quotidien. 

Prochaines dates

Paris / France
Philharmonie de Paris / Cité de la Musique, Salle des concerts

  • mercredi 4 mars 2020, 20h30
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